Un point commun avec mon pote Cyprien, c’est notre intérêt pour l’urbanisme et les transports urbains (il y a aussi les chats noirs mais ça il ne vous le dira pas 🙂 ). Comme dit dans un article précédent, la relation entre les américains et leur voiture est très forte: c’est une des composantes de la liberté, du rêve américain. Il y a même un mot qui n’a pas d’equivalent en français, « motoring »: c’est se promener en voiture, seul ou en groupe, de manière sportive ou pas, en appréciant la route, ses virages, ses paysages et ses arrêts. Des concepts intéressants en sont issus, comme le drive-in, cinéma en plein air où l’on se gare devant l’écran, les motels, motor hôtels où l’on gare la voiture devant sa chambre (où il y a une fille) et bien sûr les drive-thru, fast-food qui servent à la vitre de la voiture. Autant de concepts bien américains qui ont donné de grandes scènes de films et se sont exportés avec plus ou moins de succès dans le reste du monde.
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Los Angeles représente la quintessence de ce « voiturisme »; alors que jusque dans les années 20 la ville pouvait s’enorgueillir d’un système de transports collectifs performant, les Red Cars, dont la destinée funeste inspira l’intrigue du film « qui veut la peau de Roger Rabbit », la légende urbaine voulant qu’un conglomérat constitué de fabricants de pneus et de voitures ont racheté la société pour la faire couler (merci Jean-François !).
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La ville elle-même est toute en longueur, avec des rues très larges et des trottoirs qui servent le plus souvent à promener son chien, même si nous avons vu des gens qui prenaient leur voiture pour aller promener leur chien…
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Depuis une vingtaine d’années les transports collectifs se redéveloppent. Il y a plusieurs compagnies qui partagent ou pas les arrêts. Par exemple à Pasadena nous avons Pasadena Transit et Metro. Heureusement il est possible de voyager avec une seule carte, la TAP, valable sur tout le comté de Los Angeles.
Nous avons décidé de ne pas avoir de voiture mais d’en louer une au besoin, grâce à Turo, un service de location entre particuliers (comme Drivy), par exemple pour partir le week-end à la montagne. Le reste du temps nous utilisons les vélos, comme à la maison, et les transports en commun.

La région de LA dispose d’un réseau assez dense de bus et trains, mais cela ne couvre pas tout. Pour démarrer les tests, j’ai commencé par prendre le bus et le métro pour voir combien de temps ça prenait pour aller en ville. La station de métro est à 1km, la ligne est entre les voies de l’autoroute.

Il y a de la place pour le vélo dans la rame, et pas mal de cyclistes empruntent les transports.

Une politique pro-vélo qui se retrouve aussi sur les bus qui ont un porte-vélo à deux places. Il y a aussi des boîtes à vélo à côté de certaines stations, ce qui permet d’y laisser un vélo même de valeur.

Les distances sont souvent longues entre les stations et vers les destinations, il y a toujours la possibilité d’utiliser un Uber ou un Lyft, et maintenant arrivent les trottinettes électriques, Bird et Limes, bien pratiques pour faire quelques centaines de mètres. Les utilisateurs les laissent un peu partout, mais les locaux sont bien plus respectueux en moyenne que les Français (on se souviendra de l’échec des Gobee)
On trouve également dans certains quartiers des vélos en accès libre. Le combiné transport-vélo fonctionne bien, il est même un peu victime de son succès car les espaces sur les bus et dans les rames sont souvent occupés aux heures de pointe. Il faut dire que la météo rend aussi les choses plus simples pour les cyclistes! Sauf quand il fait trop chaud…

Il y a des ascenseurs dans les stations et la bonne nouvelle c’est que même le tandem rentre! Pour en savoir plus, lisez notre traversée de LA sur A4sur5roues!